🎉 Événement littéraire : 13 jeudis pour 13 livres ! 📚

Muriel Roland Darcourt vous donne rendez-vous chaque jeudi pour une plongée dans l’univers de ses livres.
Un événement unique, riche en émotions, en souvenirs d’écriture, en extraits choisis, et en confidences jamais partagées…

🌸 Du 8 mai au 31 juillet 2025
💬 Anecdotes, coulisses, rires, larmes… et échanges avec vous, lecteurs passionnés !

📍 Ça se passe sur Facebook, via un événement public :
➡️ https://www.facebook.com/events/697720586025639/697720592692305

Sourire et bonne humeur garantis !
Et comme toujours, vos retours sont les bienvenus. N’hésitez pas à commenter, poser vos questions… et surtout, à partager autour de vous !
😊

1ER RENDEZ-VOUS
 
 
13 JEUDIS, 13 LIVRES – Épisode 1 : Autoportraits d’un Sursis
🎨
de Muriel Roland Darcourt
📘
ROMAN
Un petit livre entre anticipation et surréalisme.
L'histoire d'une ville en sursis et de ses habitants.
- Le Jeu d'Athénagor –
***
« Et si le chaos devenait un terrain de jeu littéraire ? Le monde part en vrille ? J’en ai fait un roman. Premier jeudi, première claque : voici le plus étrange de tous mes livres… »
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1)
📖
4ème de couverture
Résumé de L'histoire:
« Athénagor et les Autres vivent dans un monde où le jeu est une monnaie d'échange, où les Cérémonies des Fleurs se transforment en pugilat, où les Sentinelles courent derrière les habitants après leur mort et où le Cloisonnage de l'Esprit fait office de solution.
Un monde fou qui ne tourne plus tout à fait rond, une foultitude de personnages bariolés qui se croisent et se perdent, tous sursitaires dans leur vie et dans leurs attitudes à travers le récit d'une ville qui bascule dans le désarroi face à l'imminence d'une coupure d'eau. »
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2)
✂️
Quelques extraits du livre
« [Extrait 1]» : L’Hydrolice venait d’annoncer une coupure d’eau. C’était la troisième fois ce mois-ci. Elle aurait lieu à midi, heure locale. Aucun renseignement quant à sa durée n’avait été donné. Les Activateurs avaient reçu une circulaire que chaque habitant se devait d’accepter. Age, nom, fonction. Formulaire à retourner instantanément sous peine de graves sanctions. L’Hydrolice y spécifiait qu’elle se déchargeait de toutes responsabilités en cas d’évènements malheureux, et toute plainte portée postérieurement à l’heure de la signature resterait inécoutée. Il était vivement conseillé d’éviter tout incident durant la coupure. Nul ne devait prendre de risques, tomber malade, s’égarer ou se faire tuer. Les Secours de l’Organisme n’interviendraient pas. La Garde de la Liberté non plus. Tous les services du Gouvernement du Monde seraient interrompus puisque l’eau ne serait plus distribuée.
***
« [Extrait 2]» : Chaque fois qu’une personne s’enrichissait ou grimpait à l’échelle citadine, elle avait droit à un Etage supplémentaire. Les villes étaient ainsi constituées de cubes disposés tantôt par deux ou trois ou dix, ou cent, et des Tours gigantesques juxtaposaient des cubes simples qui venaient d’être construits ou que leur occupant n’avait pas su élever. Sora avait fait de chaque Etage une pièce à part entière. Et cela lui suffisait. Elle n’éprouvait pas le besoin de s’étendre davantage dans de plus ambitieuses hauteurs. Elle avait déjà refusé par deux fois la construction d’un Etage supplémentaire, et elle tenait, pour le moment tout du moins, à en rester là de son intérieur.
***
« [Extrait 3] » : Bija ne resterait pas très longtemps auprès des Dissidents puisque son exemplaire reconversion rayonnait au sein de l’Onju. L’année finissante verrait son Étage enrichi d’un autre supplémentaire, confirmant pleinement son intégration et son acceptation au sein de Varanville. Après quelques années d’errance il avait incorporé la vraie vie et son irréprochable conduite ainsi qu’un sérieux engagement lui avait conféré le statut d’habitant. Il ne se sentait pourtant pas à sa place. Nulle part d’ailleurs dans ce Monde. Les frontières établies ne correspondaient pas aux siennes, et au cœur du campement, il cloisonnait les effluves de Dissidence qui végétait en lui, tout en regardant inquisiteur et inquiet ceux qui en survivaient encore.
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3)
✍️
Contexte d’écriture
En 2024, je repousse une nouvelle fois l’écriture des Paradis du Fou pour me concentrer sur un nouvel objectif : l’écriture d’une dystopie, reflet de mon ras le bol général de la société. Il s’intitulera d’abord « Le jeu d’Athenagor ».
Ce livre a été écrit en plein chaos, dans une période où tout semblait vaciller. Les mots sont venus comme une nécessité vitale, un moyen de tenir debout alors que le sol se dérobait.
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4)
🎭
Anecdotes autour du livre
Je termine, péniblement, le récit, quand tout à coup j’écris : Et le Mod-RN explosa. À cet instant précis, mon ordinateur s’éteint et personne n’arrivera jamais à le rallumer. Le problème ? Je n’avais fait AUCUNE sauvegarde du livre ! L’intégralité du roman de 200 pages dormait à l’intérieur, et je n’ai jamais pu récupérer mes chapitres…
Après avoir souhaité tout abandonner (la vie, l’écriture, et tout ça), je me suis remise à écrire tout ce dont je me souvenais : 57 pages, condensées, bancales, sans queue ni tête… Et, blasée, j’ai décidé de l’envoyer tel quel aux éditeurs.
🙂
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5)
💌
Spéciale dédicace
(À qui ce livre était-il secrètement ou explicitement adressé ?)
2 personnes dans le collimateur. Frédéric Beigbeder et Stéfano.
Le premier parce que je venais de lire « 99 francs », et j’avais envie de répondre à ce monsieur que sa société, son livre et son comportement étaient pourris jusqu’à l’os. Ainsi « L’Agence du marché » qui est dans mon livre une Agence de communication (spéciale dédicace) annonce tout et n’importe quoi et est omniprésente dans le livre !
Le second parce que j’étais secrètement amoureuse de lui, et lui ne pensait qu’à jouer (sur scène et avec moi), ainsi, l’Onju dans mon livre qui est le centre du jeu de la ville (lisez « On Joue ») est l’endroit où Athénagor (Stéfano) se fait dépouiller de toute sa gloire.
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6)
⭐
Avis de lecteurs
« Roman atypique, remarquable, d'une poésie étrange, qui ne m'avait pas laissé indemne il y a quelques années, et que je retrouve avec le même saisissement. Les dystopies surréalistes sont rares, il serait déraisonnable de dédaigner celle-ci. Plus que déraisonnable: coupable... » (Avis Amazon)
***
« Un livre très surprenant, à la fois drôle, absurde, et qui « prend aux tripes », singulièrement dérangeant par instant. J’ai aimé le style réaliste et poétique empreint d’un certain cynisme. Ce roman croque bien cette société qui nous menace si nous ne sommes pas assez vigilants, quoique certaines situations soient des allégories du monde dans lequel nous vivons. L’histoire ne dit pas tout et nous laisse la liberté de faire notre propre cheminement laissant la lecture se poursuivre bien après avoir refermé le livre. À lire pour passer un agréable moment » (Avis Babelio)
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7)
📬
Comment je l’ai présenté à l’éditeur ?
« Voici mon roman. Il devait culminer à deux-cent-quatre-vingts pages, pour faire sérieux. Il en a quarante-sept, c’est mieux que vain. L’histoire. Ben c’est toujours pareil, la mort, la vie et tout ce qui va avec. Voilà. Que dire de plus. Ah il est écrit en français –je dis ça pour la traduction future- si ça nécessite de passer les frontières. Il ne devrait pas être trop coûteux. Pour la parution, au vu du nombre de mots absents, et tenir facilement sur un carnet transportable dans tous les lieux communs. Le genre de littérature, je veux parler de la classification, de l’étagère sur laquelle il sera entreposé. Si vous avez quatorze ans et demi il vous paraîtra chiant fatalement, je vous laisse trouver pourquoi. Si vous en avez trente vous direz qu’il ne vous cultive pas, à quarante c’est pire, à cent vous seriez choqués. Comme quoi. Il y a plusieurs lectures possibles, et il se peut que vous le pensiez profondément con, je ne vous cache pas qu’à moi aussi ça m’est arrivé. Par contre, s’il vous fait rire c’est que vous êtes atteint de ma maladie. Normalement. Et à ce moment-là vous le croirez presque raisonnable. »
*** Je l’ai adressé à M. Frédéric Beigbeder, chez Grasset. Voici ce que Grasset m’a répondu : « …. Malgré toute l’attention que nous avons porté à ce livre… Patati patata… Cependant, nous vous conseillons vivement de l’adresser à tel éditeur de notre part en vue d’une publication »…
Je me renseigne sur l’éditeur en question : il s’agissait d’un éditeur spécialisé pour les artistes handicapés…
M. Beigbeder l’avait mis sur la pile du comité de lecture, Grasset s’est fendu de cette réponse bien cinglante, sans doute pour me punir d’avoir été obligé de le lire…
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Dites-moi ce que vous en pensez, si vous l’avez lu (ou si vous osez vous y plonger)
💬
La semaine prochaine, un livre très différent… mais toujours moi !
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2EME RENDEZ-VOUS
 
 
🎨 13 JEUDIS, 13 LIVRES – Épisode 2 : Cinema s’trip
📘 de Muriel Roland Darcourt
ROMAN
Allez viens, on part en tournage !
***
Un récit incisif, drôle et ultra-réaliste sur les coulisses d’un tournage.
– “Silence, ça tourne... ou pas.” –
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1) 📖 4ème de couverture
Résumé de L'histoire
« Jack est premier assistant réalisateur sur le film de Franck Krisbold pour Ator Production, ce qui n’est pas rien.
Avec son regard et ses mots, il nous fait partager la vie des plateaux d’un certain cinéma français au rythme trépidant du tournage.»
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2) ✂️ Quelques extraits du livre
« [Extrait 1]» : « ll reste une semaine et toujours pas de fille. Où je vais trouver ça moi, une fille.
- Tu connais une fille toi ?
Maxime hoche la tête, il n’en connaît pas. Il en a une à chaque bras mais il n’en connaît pas.
- Je te préviens je prends n’importe laquelle. La première qui passe, tu ne viendras pas te plaindre…
Sa moue désabusée me laisse dubitatif. Il ne dit rien. Il s’en va. Il claque la porte quand même. Il la rouvre.
- Démerde-toi. »
***
« [Extrait 2]» : « Sur le qui-vive, personne n’est réveillé, il est cinq heures et je suis en ébullition. Deux heures de sommeil tout au plus mais pas question de fermer l’œil. La nature respire, je l’entends de ma fenêtre, je tente d’être à l’unisson, de la sentir. Qu’est-ce que les oiseaux pensent de tout ça ? Ils s’en foutent de mon travelling, du nombre de plans à tourner. Qui comprend ce que nous allons faire ? Qui comprend le monde dans lequel nous allons basculer ? Qui comprend que dorénavant les jours et les nuits se ressemblent, qu’il n’y a plus de différence. Que l’extérieur se déchirera, rira ou soupirera sans que nous n’en sachions rien, la terre pourra exploser nous serons toujours en train de tourner. »
***
« [Extrait 3] » : « Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé n’est pas une pure coïncidence. »
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3) ✍️ Contexte d’écriture
En 2006, je tournais pour la dernière fois. J’étais du cinéma de la vieille école et la vidéo arrivait sur les plateaux, j’ai décidé de raccrocher à ce moment-là. Clap de fin pour moi !
Quelques jours plus tard, dans un état d’euphorie grandissante, je commence à écrire Cinema s’trip dans la jubilation la plus totale ! Je me souviens qu’à aucun moment mon sourire ne m’a quitté, je l’ai écrit d’une traite, dans une bonne humeur qui se ressent, je pense, dans le livre.
J’ai écrit ce livre en 3 semaines, dans un pur bonheur, et je ne peux m’empêcher de sourire aujourd’hui en repensant à ce moment.
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4) 🎭 Anecdotes autour du livre
La première fois que je mets les pieds sur un tournage, j’ai 18 ans, et je suis en école de Cinéma. Coup de foudre absolu pour l’ambiance, et la créativité qui s’en dégage, l’esprit d’équipe, et la table régie gorgée de victuailles 😊 Sur un plateau je suis comme un poisson dans l’eau, et j’enchaîne les films en tant que 1ère assistante à la mise en scène en espérant pouvoir passer à la réalisation, un jour. J’adorais partir en tournage, laissez tout derrière moi pour m’enfermer dans ma bulle… J’enchaîne les tournages 10, 20, 30… Et puis arrive l’impensable : le tournage horrible ! J’étais imposée par la production et ça n’a pas du tout plu à l’équipe technique qui ne pensait qu’à une chose : me faire dégager. J’avais 26 ans, j’étais fragile malgré mes 8 ans d’expériences filmiques, j’étais fragile psychiquement à ce moment-là. Et j’ai travaillé durant plusieurs semaines avec une équipe à mille pour cent hostile à mon égard (J’ai su des années plus tard que la directrice de production avait viré le 1er assistant pour me mettre à sa place… Je l’ignorais, mais pas l’équipe !)… J’ai tenu bon, jusqu’au dernier plan du film mais je me suis jurée que si un jour je devais me faire un tatouage, ce serait le nom du film que je me ferais graver dans la peau du dos… J’ai failli tout lâcher après ça, tellement cela avait été dur !
Dans Cinema s’trip je parle de ce tournage-là, mais, pour me venger, je le rend jovial, sympathique, tendre… Comme pour percer l’abcès et réussir à en guérir…
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5) 💌 Spéciale dédicace
(À qui ce livre était-il secrètement ou explicitement adressé ?)
D’abord il y a Raph, pour toujours. Un jeune réalisateur avec lequel j’ai travaillé sur plusieurs de ses courts métrages. On était très amis, on s’appelait à 3h du matin toutes les nuits. Et puis un jour il est mort, à 26 ans, c’était très brutal. Impossible de continuer à tourner, à parler de Cinéma sans une pensée pour lui, encore aujourd’hui.
Et puis, il y a ma fille, qui est quasiment née sur un plateau de tournage. Son père et moi faisions du Cinéma. Durant les 6 premières années de sa vie, elle a baigné dans ce milieu, sans même s’en rendre compte. Je voulais, qu’une fois adulte, elle ne choppe pas le virus du Cinéma parce que c’est un métier très très dur, mais je souhaitais qu’elle sache ce que c’était, comment ça se passait, et pourquoi j’avais décidé de raccrocher…
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6) ⭐ Avis de lecteurs
« Un livre très visuel, très concis mais efficace, bref et intense.
Cette histoire m'a plu car elle va à l'essentiel, elle procure des sensations en nous faisant vivre un bout de tournage et ses aléas. J'ai presque eu l'impression d'être au boulot;)
Je le recommande aux personnes qui s'intéressent de près ou de loin aux tournages de cinéma et qui aiment les histoires courtes.» (Avis Amazon)
***
« Dans Cinema s'Trip il y a de l'humour, de la causticité, de la lucidité, de la fragilité, de l'action et du rêve. C'est direct et visuel. Mais la touche qui révèle la personnalité de l'œuvre, c'est la sensation qui naît des expressions verbales (qu'on retrouve dans la narration) et qui appartiennent (ou semblent appartenir) à un personnage palpable, physiquement, humainement. C'est un sentiment troublant qui permet au lecteur de ressentir les expériences éprouvées par l'auteur avec force véracité... Par ailleurs, malgré le rythme soutenu, il y a une délicatesse certaine, notamment dans les rapports humains. À lire, donc !... pour qui connait l'univers des tournages, pour qui en rêve, et pour qui veut passer un bien agréable moment. (Avis Babelio)
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7) 📬 Comment je l’ai présenté à l’éditeur ?
Je ne l’ai jamais présenté à aucun éditeur. Il me semblait trop court pour être édité. Alors qu’Internet balbutiait, j’en ai fait un livre au format PDF que j’ai envoyé, par mail, à toute la profession, et je l’ai mis en ligne sur la seule plateforme littéraire qui existait à l’époque (je ne me souviens plus du nom) et également téléchargeable via mon site Internet.
Ce livre est clairement mon plus gros succès, et il a été téléchargé (jusqu’à 2010) plus de 15 000 fois ! (Après j’ai arrêté de compter, et je ne sais pas où il en est actuellement).
Ce petit livre était téléchargeable gratuitement, et c’est peut-être la première fois qu’un auteur faisait cela (et le mettre en ligne, et d’en faire un objet gratuit).
Depuis la version papier existe et je crois en avoir vendu très peu, d’abord parce qu’il avait déjà été beaucoup lu, mais surtout parce qu’il n’était plus gratuit du tout 😊
💬 Dites-moi ce que vous en pensez, si vous l’avez lu (ou si vous osez vous y plonger)
📩 Pour le commander, voici le lien : https://www.amazon.fr/Cinema-strip.../dp/B0141JS552
📚 La semaine prochaine, un livre très différent… mais toujours moi !
Cinema s'Trip de Muriel Roland Darcourt

Cinema s'Trip de Muriel Roland Darcourt

3EME RENDEZ-VOUS

 

🎨 13 JEUDIS, 13 LIVRES – Épisode 3 : La Mélancolie des Pierres📘 de Muriel Roland Darcourt
THEATRE
Accompagnement musique :
Erik Satie. Gnossiennes n° 1, n° 3, n° 4
Décor :
L'espace de la scène est partagé en deux. D'un côté le jardin, de l'autre la maison, séparés par une porte-fenêtre.
Distribution :
Willa
Thomas
Hector
Solange
Louise
Claire
Laura
L'Huissier
La mère d'Hector
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1) 📖 4ème de couverture
Résumé de L'histoire
« Après quelques années d’exil, Willa est de retour dans la grande maison familiale parce qu’un malheur est survenu, elle vient de perdre tous les membres de sa famille.
Mais cette famille, même morte, continue de prendre une telle place dans la pensée de Willa, que celle-ci persiste à vivre avec et parmi elle, comme si elle était encore de ce monde… »
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2) ✂️ Quelques extraits du livre
« [Extrait 1]» : « Coté maison
Hector et Willa s’assoient l’un à côté de l’autre. Hormis le canapé le reste de la pièce est totalement vide.
Willa : Qu’est-ce que tu en penses ?
Hector : …Tu vis toute seule ?
Willa : Presque… Ma famille est morte mais elle rôde encore ici de temps en temps…
Hector : … Je vois ce que tu veux dire… Quelque fois ils apparaissent et tu dois faire avec leur regard…
Comme un devoir de mémoire. Tu te souviens. Tu te demandes ce qu’ils diraient s’ils étaient encore de ce monde, si c’est ça parler aux murs. Enfin, tu penses à eux quoi…
Willa désignant la fenêtre du doigt.
Willa : La plus belle vue c’est par là.
Il y a quelques années, c'était un terrain vague ... Il y avait des cerisiers et pleins de coquelicots... On passait toujours par-là en revenant du train, c'est plus court...
Tous ces immeubles en construction qui cachent une partie du ciel… Pourquoi faut-il qu'ils construisent toujours plus... ?
Hector : Parce qu'il y a de plus en plus de monde...
Willa : Et ils veulent tous vivre ici ?
Pensive : ... Dans mon île il n'y a aucun immeuble... Pas de maison non plus, à part la mienne... Toute petite...
Hector : Une île…
Pourquoi là-bas ?
Willa : Parce que c'est loin...
... Ici, la famille et la maison m'étouffent... »
***
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3) ✍️ Contexte d’écriture
En 2007, je quittais Paris pour m’installer à Annecy. Je m’arrachais à ma famille. Alors, j’ai arraché à mes tiroirs, des tentatives de dialogues qui remontaient à 1995… J’y faisais parler mes grand-mères… Depuis, celles-ci étaient toutes les deux parties vers cet Au-Delà auquel je crois.
Un scénario existait : « Cette famille », et cette fois j’y faisais mourir tout le monde. Ainsi on faisait revenir les morts mais sans artifices, sans effets spéciaux, ni récit abracadabrantesque, juste la famille était morte, mais encore là.
J’ai écrit de nombreux scénarios de la vie après la mort, tous refusés (personne n’y croira !) Combien y a-t-il de films comme cela aujourd’hui ? Mais moi, avec mes idées souvent avant-gardistes, j’arrive toujours trop tôt avec mes propositions… Je me refuse à être dans l’air du temps. Je veux être atemporelle.
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4) 🎭 Anecdotes autour du livre
J’ai rencontré un réalisateur qui voulait tourner le film d’après le scénario « Cette Famille », nous avons collaboré un temps, puis nous sommes partis dans des partis-pris opposés, et plus rien ne tenait, dans ce film. J’ai décidé d’en créer une pièce de théâtre. Difficile pari de faire revenir des morts sur scène, sans artifices…
Cette pièce a été joué au Canada et en Belgique… En France, toujours pas.
Je ne recherche pas activement de metteurs-en-scène, ils savent parfaitement où me trouver s’ils cherchent des textes….120 Ici : https://murielrolanddarcourt-murdarco-melimandra-ecrivain... (ils sont gratuits). Mais pas cette pièce ! (Ah, c’est peut-être pour cela….)
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5) 💌 Spéciale dédicace
(À qui ce livre était-il secrètement ou explicitement adressé ?)
Il y a les voix de mes grand-mères disparues… Et ma mère et ma sœur, bien vivantes, les rejoignent…
- Monsieur le psy, j’ai tué toute ma famille. Pas dans la vraie vie, pas dans l’histoire, mais en tant qu’auteur.
-Toute ?
-Toute.
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6) ⭐ Avis de lecteurs
Je viens de recevoir la facturation de la SACD pour vos droits d’auteur que je m’apprête à acquitter sous peu. Par contre, j’ai aussi une autre obligation à respecter, plus plaisante celle-là, soit celle de vous remettre un petit compte rendu de notre année et de notre expérience avec votre texte.
D’abord, à titre de rappel, il faut dire qu’au niveau du texte, nous avions le coup de foudre pour votre texte à la première lecture. Je vous ajouterais à ce niveau que les juges au Festival de théâtre communautaire ont commenté votre texte de façon très favorable. Ils y ont vu des niveaux, des couches dans votre style d’écriture qui représentaient à leur point de vue, un très beau défi pour un metteur en scène ainsi que pour les comédiens.
Quant à notre mise en scène, on a peut-être opté pour une version plus lourde et sombre que ce que vous auriez peut-être présagé. Le rire y passe toujours mais selon nos spectateurs, comme on dit par ici, le rire était plutôt jaune, retenu, par respect pour ce que vivait Willa avec ces pensées, ses morts, ses fantômes. Votre texte a donc provoqué à la fois, du rire mais aussi des larmes, des réflexions et des conversations sur la mort et l’accompagnement après la mort. BRAVO!
Aussi lors du festival, le président d’honneur, David Lornergan, professeur de l’Université de Moncton, critique artistique, auteur et dramaturge a adoré votre texte. Il nous a félicité d’avoir choisi ce texte qui demandait toujours selon lui, de l’audace pour entreprendre une mise en scène de ce genre, où l’emphase était davantage sur le texte que l’extravagance du jeu des comédiens. Quant aux résultats de la partie compétition du Festival, notre troupe a recueilli le prix de la meilleur conception technique ainsi que 2 nominations soient pour la meilleure mise en scène et la meilleure scénographie.
Nous sommes donc très fiers de notre année de théâtre, content que vous vous êtes prêtés au jeu en nous permettant d’interpréter votre texte. Je vous enverrai dans un envoi par courrier quelques éléments souvenirs qui vous permettront, de partager l’expérience que votre texte nous a apporté, à défaut d’avoir pu vous rendre sur les lieux pour voir votre texte sur scène,. À ce sujet, auriez-vous l’obligeance de nous fournir votre adresse postale?
Encore une fois, merci, du fond du cœur.
Daniel Lévesque
Metteur en scène
Troupe Lalarmaloeil
La troupe Lalarmaloeil a présenté la pièce "La mélancolie des pierres" en 2011 au théâtre Gilles Laplante du Carrefour Beausoleil, Canada.
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7) 📬 Comment je l’ai présenté à l’éditeur ?
Quelques mots :
D’abord il y a une famille. Au commencement de tout. Une famille que l’on peut dire soudée, parce qu’elle ne s’éparpille pas. Elle se déplace ensemble, formant un bloc contre lequel il est douloureux de se heurter. Cette famille omniprésente qui suggère toute une vie, et au-delà. Comme un arbre aux racines bien profondes, au cœur duquel on se construit et dont les branches généalogiques pèsent leurs poids de réminiscences. Une famille qui jamais ne mourra, ni dans l’esprit, ni dans les faits. Qui fait la pluie et le beau temps, impose un comportement, existe envers et malgré tout et qui sera toujours là.
Ensuite il y a une musique. Du piano. Notes épurées. Et la pièce se déroule comme une partition. Un rythme entraînant l’autre. Dans la continuité.
Il y a une maison aussi, vivante. Personnage à part entière, sa présence seule raconte quelque chose. Cette maison au beau milieu d’un jardin, une belle demeure. Avec des meubles qui entrent et sortent, s’installent à l’extérieur un instant. Elle est le centre de tout.
Il y a des personnages qui dans la comédie dénouent les drames qui se tissent autour d’eux. Dans les rires et les larmes mais toujours avec une certaine légèreté.
Il y a surtout une histoire. Des histoires. Les secrets de famille qui se révèlent tout au long du récit. Et celle d’un enquêteur partit à la recherche de quelqu’un et qui peu à peu va plonger dans son monde jusqu’à le confondre avec le sien. À la frontière de ce que certains nomment folie. Dans une normalité différente.
💬 Dites-moi ce que vous en pensez, si vous l’avez lu (ou si vous osez vous y plonger)
📩 Pour le commander, voici le lien : https://www.amazon.fr/M%C3%A9lancolie.../dp/B015QETE0Q
📚 La semaine prochaine, un livre très différent… mais toujours moi !
La mélancolie des Pierres de Muriel Roland Darcourt

La mélancolie des Pierres de Muriel Roland Darcourt

4EME RENDEZ-VOUS

 

🎨 13 JEUDIS, 13 LIVRES – Épisode 4 : La Simple Vie
📘 de Muriel Roland Darcourt
HAGIOGRAPHIE ROMANCÉE
Lourdes, Bernadette Soubirous, l’histoire des 18 apparitions.
***
« Et si Bernadette avait vu ? Et si son récit pouvait changer notre regard sur le monde ? Et si le message qu’elle nous délivrait était atemporel ? Et si nos questionnements trouvaient un écho sans ses réponses. Et si sa vie embellissait nos vies ? »
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1) 📖 4ème de couverture (ceci n’est pas la 4ème officielle)
Résumé de L'histoire
C’est l’histoire de Bernadette qui rencontre la Vierge Marie au nombre de 18 fois.
On la croit sotte, on la croit folle, on la croit menteuse mais il n’en est rien : elle dit simplement avec ses mots d’enfants ce qu’elle a vu, ce qu’elle a entendu, ce qu’elle a vécu.
Depuis 1858, des millions de pèlerins sont venus sur les lieux de la Visitation. Des miracles ont été accomplis et Bernadette est devenue Saintes par l’Église (au bout de 75 ans d’enquête ! )
Ce sont ses propres mots qui racontent son histoire dans ce récit : toutes les paroles ont été dites, rien n’est inventé…
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2) ✂️ Quelques extraits du livre
« [Extrait 1]» : - « … J’entendis un bruit… Comme si c’eut été un coup de vent… Je tournai la tête du côté de la prairie mais je vis que les arbres ne remuaient pas…» nous raconte Bernadette Soubirous.
- « … J’entendis encore le même bruit. Comme je levais la tête en regardant la grotte, j’aperçus une Dame en blanc… Elle avait une robe blanche, un voile blanc, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied, couleur de la chaîne de son chapelet. Alors je fus un peu saisie. Je croyais me tromper. Je me frottais les yeux… Je regardais encore et je vis toujours la même Dame.»
En fait de Dame, il s’agit de la Sainte Vierge qui lui apparaît pour la première fois. Notre Dame descendue sur la terre pour y porter un message de foi. Et c’est à Bernadette Soubirous qu’elle confie la mission de transmettre sa parole. Cette jeune paysanne de 14 ans ne sait pas encore qui elle vient de rencontrer mais d’instinct elle entre en prière dans une très grande joie.
- « Aussitôt que j’eus fait le signe de croix, le grand saisissement que j’éprouvais disparut. Je me mis à genoux, et je dis mon chapelet en présence de cette belle Dame. La vision faisait courir les grains du sien, mais elle ne remuait pas les lèvres. Quand j’eus fini mon chapelet, elle me fit signe d’approcher. Mais je n’ai pas osé. Alors elle disparut, tout d’un coup ».
Elle reviendra. 18 fois Bernadette la verra, au même endroit, dans cette grotte de Massabielle à quelques kilomètres de Lourdes. »
***
« [Extrait 2]» : Vient l’interrogatoire suprême le 7 décembre 1860.
Bernadette est entendue par l’évêque de Tarbes, Monseigneur Laurence. Douze membres de la commission sont également présents. Ils écoutent tous avec une grande attention.
Monseigneur Laurence demande à Bernadette: - « La Sainte Vierge avait-elle une auréole ? »
- « Auréole ? » questionne-t-elle.
Monseigneur Laurence s’étonne : - « Tu ignores ce mot ? »
Bernadette approuve de la tête, elle hésite un moment puis elle dit : - « Elle était enveloppée d’une lumière douce. »
- « L’as-tu bien vu ? »
- « Oui, bien. »
- « Et cette lumière venait en même temps que l’Apparition ? »
Bernadette répond : - « Elle venait avant et restait un peu après. »
- « Lorsqu’elle a dit : « Je suis l’Immaculée Conception » comment t’est-elle apparue ? »
Alors Bernadette se lève, elle étend les bras et joint les mains en levant les yeux vers le ciel. Monseigneur Laurence la regarde. Il est subjugué. Une très forte émotion passe dans ce geste dépouillé et celui-ci ne peut retenir ses larmes devant la pureté de cet instant de grâce.
***
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3) ✍️ Contexte d’écriture
En 2008, je vis encore à Paris au beau milieu de mes ennuis et j’ai perdu la foi depuis de nombreuses années.
Lors d’une soirée, je rencontre un réalisateur musulman. Je suis assise dans le coin de la pièce, un peu renfermée sur moi, dans l’impossibilité de me mêler aux conversations tellement j’étais accaparée par mes soucis. Tout à coup, le réalisateur traverse la pièce et vient vers moi. Il me dit (sans même se présenter) : « Je vois que ton âme ne va pas bien, ton aura est sombre, ton visage est éteint, de quelle confession es-tu ? » « Je suis chrétienne baptisée, j’ai fais ma communion solennelle et ma profession de foi mais je ne crois plus en Dieu depuis la mort de mon père ».
S’en suit une discussion qui se termine par : « Rentre dans une église, va remettre ta foi entre les mains de ton Dieu. C’est urgent et très important pour toi, sinon tu vas en mourir ».
Le lendemain, hésitante, je rentre dans l’église à côté de chez moi. Impossible de parler à Dieu directement, mon cœur est trop lourd, alors, je me dirige vers une alcôve où se dresse une statue de la Vierge Marie. Et là je déballe TOUT. Une heure de discussion avec cette allégorie en plâtre… J’en ressors soulagée mais exténuée. Je ne me dis pas que j’ai eu raison de le faire, je ne crois plus en rien.
Je rentre chez moi et je reçois 2 coups de téléphone. Le premier qui me dit que je vais quitter Paris (je vous passe les détails du pourquoi, du comment). Je raccroche en larmes. Je dois quitter mon logement et je n’ai plus de travail.
Je reçois alors un deuxième coup de téléphone : « Je cherche un auteur pour écrire une série radiophonique à propos de Bernadette Soubirous, vous connaissez ? » « Vaguement » « Je vous paye d’avance pour 12 épisodes, ça commence aujourd’hui ».
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4) 🎭 Anecdotes autour du livre
Je déménage (je suis parachutée à Annecy par la vie), et j’entreprends l’écriture de mes 12 épisodes. Je lis tout ce qui a trait à la Sainte, le récit que je propose est bien construit mais il manque quelque chose, un supplément d’âme sans doute…Une nuit, je fais un rêve incroyable et je me réveille le matin en me répétant sans cesse : « Il faut que je fasse de la Théologie, il faut que je fasse de la Théologie, Il faut que je fasse de la Théologie », comme ça, en boucle.
Je finis par regarder dans un dictionnaire le mot Théologie, étant bien incapable de mettre une définition sur ce mot.
Théologie :XIII siècle. Emprunté, par l’intermédiaire du latin chrétien theologia, de même sens, du grec theologia, « étude des choses divines », puis, en grec chrétien, « recherche sur la Révélation du Christ », dérivé de theologos, « qui traite des choses divines ».
Nous sommes au mois de juin. Il me faut juste ressortir mon vieux bac pour m’inscrire à la fac de Théologie, et je le fais ! J’ai passé un bac œcuménique, un mémoire sur Saint Luc et je travaille aujourd’hui encore sur ma thèse concernant les Béatitudes…
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5) 💌 Spéciale dédicace
(À qui ce livre était-il secrètement ou explicitement adressé ?)
À Sainte Marie !!!!!!
J’ai été reçue, j’ai été entendue, j’ai été accompagnée, j’ai été exaucée.
Ma foi a réapparu, d’une heure à l’autre ! Elle a grandi, s’est fortifiée. Je lui en suis éternellement reconnaissante.
Ce livre est une spéciale dédicace à toutes les âmes perdues.
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6) ⭐ Avis de lecteurs
Ce livre n’a jamais reçu de commentaires. Je n’ai que des étoiles 5/5, des likes, des cœurs, et les notes les plus hautes jamais atteintes…
En outre, je vends un livre par semaine à peu près, depuis 2008…
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J’ai décidé à ce moment là de prendre un pseudonyme pour tous mes textes religieux, pour ne pas mélanger avec ma prose païenne 😊
Ce sera sous Murdarco que je signerai dorénavant tous ces textes-là.
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7) 📬 Comment je l’ai présenté à l’éditeur ?
« C’est en l’anniversaire des Apparitions à Lourdes, et en celui de la mort sur cette terre de Bernadette Soubirous, que l’envie m’est venue d’écrire la vie de la Sainte.
Une vie extraordinaire de simplicité par le message qu’elle porte. Ce message, c’est la Vierge Marie qui le lui confie. Bernadette la verra et l’entendra dans la grotte de Massabielle au nombre de dix-huit fois.
C’est le récit de cette fantastique rencontre. Il est atemporel. Il s’inscrit aussi bien dans son époque qu’il est encore utile aujourd’hui.
J’ai souhaité rendre cette biographie vivante en y joignant des dialogues. Ces paroles ont été dites, rien n’est inventé et les faits rapportés se sont déroulés comme ce qui suit, d’après les confessions de Bernadette et celles de très nombreux témoins.»…
L’éditeur m’a contactée 4 jours après mon envoi. Cela faisait longtemps qu’il cherchait une biographie de Bernadette à publier. Mais tout avait déjà été dit et écrit sur la Sainte. C’est pour mon style qu’il a eu un coup de cœur. La façon dont je racontais son histoire. Simplement, à la manière même de Bernadette.
Ce livre a été préfacé par Nicolas Joanne, le directeur de l’Espace Bernadette à Nevers, et par Sœur Elisabeth de Tonquédec, sœur de la Charité de Nevers.
💬 Dites-moi ce que vous en pensez, si vous l’avez lu (ou si vous osez vous y plonger)
📚 La semaine prochaine, un livre très différent… mais toujours moi !
La Simple Vie de Muriel Roland Darcourt

La Simple Vie de Muriel Roland Darcourt

 
5EME RENDEZ-VOUS
 
🎨 13 JEUDIS, 13 LIVRES – Épisode 5 : Les Paradis du Fou
📘 de Muriel Roland Darcourt
ROMAN AUDACIEUX
Et si la fin n’était qu’un commencement ? Jusqu’où iriez-vous pour fuir la mort ? Sommes-nous les créateurs de nos propres mondes ? Ce que vous voyez est-il réel… ou simplement possible ? Et si la folie était la seule manière d’approcher la vérité ?
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1) 📖 4ème de couverture
Résumé de L'histoire
« Les Paradis du Fou », ou les élucubrations d’un type, Lazare Verne, qui vient d’apprendre sa mort prochaine. Gonflé de rage quant à sa condition de défunt imminent à laquelle il n’est pas préparé et qu’il a du mal à accepter, il décide de tout quitter pour aller mourir ailleurs, sur une autre planète, et il va en découvrir plusieurs. Des qui n’existent pas. Des qu’il imagine. Des qui sont bel et bien réelles. Enfin tout ça, tout ce qu’on croit connaître, ce qu’on avait envisagé, ce qu’on avait cru possible, ce qu’on nous avait enseigné et qui se révèle être autrement, au-delà de toute logique humaine, aux confins de l’espace ou juste à portée de nous à l’intérieur de notre propre cerveau.
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2) ✂️ Quelques extraits du livre
« [Extrait 1]» : Comment ai-je attrapé cette foutue maladie, pas lors d’un voyage vers un lointain pays, je n’aime ni l’avion ni les déplacements, et je sors rarement de chez moi au grand dam de ma tendre épouse. Ce doit être à l’hôpital, durant le dernier séminaire. J’exècre les séminaires. Les courbettes et les génuflexions. J’abomine les petits fours qu’ils servent entre deux discussions sur les coliques néphrétiques et la dyspepsie hyposthénique. Marre de ces pseudos docteurs ès guérison, de cette médecine incapable.
Je m’emporte. Comme toujours. Ce doit être un trop plein, je souffre assurément d’un trop plein de quelque chose.
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« [Extrait 2]» : L’inspiration et l’imagination humaines sont sans limite et suite au référendum où chacun a pu mettre en exergue toute la fantaisie et l’originalité de sa pensée, à l’unanimité, il a été décidé que notre vaisseau s’appellerait l’Odyssée.
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« [Extrait 3]» : La boule devient transparente et tournoie quelques instants dans le ciel. Gracile et légère sphère parfaite qui éclate comme une bulle au-dessus de la terre et s’évanouit dans l’éther.
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« [Extrait 4]» : Il faut que je me détende, que je parte m'allonger un instant mais que l'on n'oublie surtout pas de me réveiller pour le journal télévisé. Je dois absolument savoir ce qui se passe autour du monde, combien de gens sont morts aujourd'hui et attendent que je les rejoigne.
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« [Extrait 5]» : Ma décision est prise, je m’envole à sa place et je vais voir les nues avant d’y tomber tout à fait.
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3) ✍️ Contexte d’écriture
En 2011 je termine et je fais publier « Les Paradis du Fou », un roman amorcé en 2001… Si on compte bien, cela fait 10 ans d’écriture… Écrit, rangé, relu, rayé, recommencé, terminé, repris… 10 ans pendant lesquels mon fichier est resté ouvert (Je ne ferme jamais mon ordinateur), 10 ans pour écrire un roman de moins de 100 pages. Certes, c’est long. Mais j’ai eu le temps de le peaufiner.
Je me targue qu’aucune phrase n’est inutile, aucune phrase ne peut y être retirée sans détourner l’histoire du livre, aucune phrase n’est fioriture, bavardage ou que sais-je encore de remplissage. Tout est juste.
C’est mon livre le plus controversé. Beaucoup ont aimé une lecture insolite, beaucoup ont détesté être malmenés dans leurs certitudes. Les Paradis du Fou est tout sauf un roman classique. Il est conceptuel ! Et si vous regardez bien l’écriture, il n’y a pas de ponctuation à part des virgules et des points. Le reste n’existe pas. Les dialogues non plus. Tout se passe à l’intérieur du cerveau du héros.
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4) 🎭 Anecdotes autour du livre
J’ai un site Internet professionnel qui existe depuis 2004, sur lequel je mets en ligne toutes sortes de textes… Des monologues, des poèmes, des nouvelles, etc… Il est libre d’accès.
Un jour, je reçois un mail de la part d’une éditrice qui me dit : « J’aime beaucoup votre travail, j’ai lu des textes qui me plaisent beaucoup, auriez vous quelque chose de plus long ? », je réponds que j’ai un roman à peine terminé que je peux lui envoyer… Après lecture, 5 jours plus tard elle me dit : « Je veux le publier ! ». Et c’est comme cela que ce roman a vu le jour.
J’ai lu une fois, dans la presse, que quelques écrivains se ventaient de n’avoir utilisé qu’un seul timbre pour l’envoi de leur manuscrit, la première maison d’édition ayant accepté leur roman. Eh bien moi je n’ai même pas eu besoin de le proposer à qui que ce soit, on est venu me le demander… na !
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5) 💌 Spéciale dédicace
(À qui ce livre était-il secrètement ou explicitement adressé ?)
À tous les fous dangereux de la terre encore en liberté ? Non. À tous ceux qui, comme moi, sont persuadés que la mort n’est pas une fin.
Il y a tant de gens qui ont accompagné cette écriture, en 10 ans, ça en fait des dédicaces parsemées çà et là au fil de l’histoire… 1er livre écrit, 5ème publié, je vais me le dédicacer à moi, pour mon courage, d’avoir été la seule à y croire vraiment durant tout ce temps.
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6) ⭐ Avis de lecteurs
« Je l’ai trouvé particulièrement fort et déconcertant. À vrai dire, je n’avais encore jamais rien lu de tel et cette expérience m’a enchantée. » (Amazon)
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Les Paradis du Fou terminé....et moi un peu déconcerté et égaré peut-être entre Terre 1, 2 ou 3, ou plus simplement dans des circonvolutions romanesques...de l'esprit qui pose un questionnement permanent sur la vie, son but, ses raisons (ou pas), sa fin (l'ultime), ses rebonds....
J'ai cru, un instant, me retrouver dans "A rebrousse temps", un opus remarquable lu il y a quelques années...
Bref un enchevêtrement (bien maîtrisé) de pensées tumultueuses...
Au demeurant, vous avez un réel talent, pour, volontairement, perdre le lecteur et le récupérer (souvent, j'espère).
Comme vous disiez, techniquement, c'est du cousu main. (Site officiel de Muriel Roland Darcourt)
***
"Les tribulations intergalactiques de Lazare Verne, condamné par la maladie et aigri par sa fin proche, qui tente de prendre un peu de hauteur en allant mourir dans l'espace.
La première partie, pleine de violence débridée et d'humour noir, est jouissive. L'anti-héros désabusé s'en prend à tous ceux qui, selon lui, sont indignes du privilège de vivre et d'avoir vécu. Et tout le monde en prend pour son grade : les mômes qui chialent pour rien alors qu'il y a tant de bonnes raisons de pleurer, les pétasses qui n'existent pas au-delà de leur apparence, les médecins qui ne font que mettre des noms latins sur ce qu'ils ne peuvent soigner, les astronautes lâches qui ont la tête dans les étoiles mais qui gardent les pieds sur Terre et l'imaginaire dans les chaussettes.
C'est la suite de l'histoire qui rend le roman beaucoup plus intéressant. L'auteur ne cherche pas à nous expliquer l'inexplicable, mais part du principe que si vie après la mort il y a, elle est régie par des règles qui sont au-delà de toute compréhension humaine. Et ce qui rend l'ensemble fascinant, c'est cette glissade, au fur et à mesure de l'avancée du récit, d'une question existentielle (« Y a-t-il une vie après la mort ? ») à une autre : « Devrait-il y avoir une vie après la mort ? ». Car si nous conservons notre conscience par-delà notre tombeau, alors nous conservons inévitablement nos souffrances. Les paradis du fou deviennent l'enfer du saint d'esprit.
On peut écrire un roman foisonnant en moins de 100 pages, et Muriel Roland Darcourt nous entraîne, dans un style irréprochable, vers une fin qui n'en est pas une, le genre de fin pleine de mystère et de poésie qui prolonge notre plaisir de lecteur bien après que l'on ait refermé le livre. On ne peut que conseiller cette étonnante odyssée métaphysique. » (Babelio)
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7) 📬 Comment je l’ai présenté à l’éditeur ?
L’éditrice est venue me chercher (via mon site web) et un mois après avoir travaillé avec une directrice éditoriale formidable, qui acceptait toutes mes élucubrations, deux jours avant sa sortie, elle a disparu, sans laisser de traces…
Le livre est sorti sans aucun accompagnement, a juste été placé parmi les livres de l’éditeur, classé à la lettre M (pour Muriel Roland Darcourt), ce n’est pas une blague. Et ce qui suit non plus : l’éditeur était portugais, c’est la succursale française qui l’a sorti, et, après le départ de la directrice éditoriale, la succursale a fermé. Laissant le roman en plan, qui ne m’appartenait plus, et tous les royalties des ventes ne m’ont jamais été versés… Les Paradis du Fou a donc été enterré vivant.
4 ans plus tard, la succursale française renaît de ses cendres avec une nouvelle équipe qui me dit « votre roman est formidable, nous allons le ressortir ». Joie de courte durée : lorsque je reçois les premiers exemplaires, il manque un mot dans le titre (mais oui !) et surtout, je m’aperçois que le texte à l’intérieur est celui de ma première proposition, sans aucune correction apportée et sans aucune relecture… Brut quoi.
Prise de colère, je cherche par tous les moyens à récupérer mes droits (ça prend un temps fou), impossible de le présenter à un nouvel éditeur puisqu’il avait déjà été édité… Et je n’ai jamais eu que mes yeux pour pleurer.
N’empêche qu’il vaut le coup d’œil ce livre. À votre bon cœur messieurs dames, je l’ai mis en autopublication, au moins pour qu’on le lise !
💬 Dites-moi ce que vous en pensez, si vous l’avez lu (ou si vous osez vous y plonger)
📚 La semaine prochaine, un livre très différent… mais toujours moi !
Les Paradis du Fou de Muriel Roland Darcourt

Les Paradis du Fou de Muriel Roland Darcourt

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